Violaine (Marraine de la promo des Lumières 2015) au TCHAD

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Je suis VSI (Volontaire de Solidarité Internationale) pour un an au Tchad. Je suis envoyée par la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) en tant qu’enseignante de mathématiques au Collège-Lycée (et maintenant école primaire) Saint-François-Xavier. Cet établissement, tenu par des jésuites, est situé en banlieue de N’Djaména, il accueille 800 élèves du CP à la terminale.

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Tu ne tueras point (Le club ciné)

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Le Club-ciné du Lycée St Rémy a vu: 

TU NE TUERAS POINT  de Gibson (mi décembre 2016)

Synopsis: 

Desmond T. Doss est patriote et très croyant. Dans la bible, il est écrit « tu ne tueras point ». Un principe auquel il tient particulièrement. Quand la seconde guerre mondiale éclate, il est enrôlé comme tous les jeunes de son âge. A l’entraînement, il ne veut pas utiliser une arme à feu, ce qui lui vaut d’être le souffre-douleur des autres appelés. En tant qu’infirmier, il veut aller sur le front mais refuse de prendre part directement au combat ne voulant pas avoir de sang sur les mains. Il trouve un autre moyen d’agir en tant que soldat : Lors de la bataille d’Okinawa (ile du Pacifique), il parvient à ramener en sureté, du champ de bataille, un à un les soldats blessés…

 Avis: 

Ce film a tous les codes du cinéma hollywoodien: La grande fresque épique, le personnage principal naïf, innocent, incompris qui deviendra un héros national, l’histoire d’amour sur fond de deuxième guerre mondiale qui fait penser au film Pearl Harbor, l’ambiance masculine et potache de casernement qui rappelle Full métal Jacket…Un sentiment de déjà vu s’empare du spectateur donc! mais on peut envisager ces analogies comme un hommage rendu au cinéma qu’aime le réalisateur. Au-delà des clichés parfois appuyés, on est face à face avec un film hyper-réaliste sur la guerre et ses atrocités. La dureté des combats est bien filmée, les mouvements de caméras, les ralentis ajoutent des effets cinématographiques qui orchestrent très bien ces scènes d’un grande violence. Nous n’avions pas vu un tel réalisme de guerre depuis Il faut sauver le soldat Ryan.

Mel Gibson ne nous épargne pas la violence que la guerre suscite dans les deux camps (Américains et Japonais), la folie meurtrière qui s’empare de ces hommes et des dégâts qu’elle cause d’un point de vue physique (membres arrachés par les éclats des grenades, visage brulé par les lances-flammes, décapitation par les baïonnettes…et bien sûr la mort partout) et d’un point de vue psychologique (le regard hagard de ces hommes, revenant du terrain, traumatisés; le père du Héros, ancien soldat de la première guerre devenu ivrogne et violent avec sa famille après son retour de la guerre, incapable d’accepter d’avoir survécu alors même que ses camarades sont morts au combat…). Le héros aurait pu reproduire cette spirale de violence qu’il a vécu à travers son histoire familiale et ses propres comportements d’adolescent (il manque de tuer son frère avec une brique quand ils sont jeunes= référence à Abel et Caïn dans la Bible) mais il trouve la force à travers sa croyance en Dieu et en ses commandements d’y résister. Il force le respect par son absolue foi qui le guide dans toutes ses actions et il s’obstine à vouloir s’engager comme les autres au côté des troupes Américaines mais sans porter d’arme. Mel Gilson montre bien l’incompréhension du bataillon dans lequel évolue Desmond qui le considère d’abord comme un lâche: celui qui ne veut pas porter une arme, ne veut pas combattre, ne peut pas être un homme courageux, un homme valeureux. La deuxième partie du film, dans la violence des combats, montre que ce personnage est au contraire courageux et capable d’accomplir des actes d’un héroïsme impressionnant en dépit du danger qu’il court. Ce film est avant tout une dénonciation de la guerre et de l’héroïsme de façade qu’elle semble véhiculer (l’uniforme, la défense de valeurs Démocratiques à travers la mort des ennemis, la peur du déshonneur qui conduit certains Japonais au Harakiri…). En filigrane, ce film pose la question de ce qu’est le vrai héroïsme? Mel Gibson tend à nous répondre qu’il n’est pas dans la violence mais dans la démarche de Desmond qui sauve des vies, des humains et pas seulement des soldats Américains.

C’st aussi un film qui se positionne contre les armes, perçues comme seul mode de protection (personnification de l’arme lors de l’entrainement du bataillon). Le personnage principal trouve le moyen de sauver des vies et de sauver la sienne sur un théâtre d’opération alors même qu’il ne porte pas d’armes.

La force du film réside aussi dans le fait même qu’il s’appuie sur une histoire vraie en y restant fidèle (Les témoignages des survivants et de Desmond en particulier à la fin du film).

Mel Gibson est nommé aux Golden Globes comme meilleur réalisateur pour ce film…

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Journée d’Inté PREPA

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Accueillir une nouvelle promotion d’étudiants en classe préparatoire aux concours paramédicaux et sociaux est un moment fort de la rentrée. Construire cet accueil dans le cadre d’une journée d’intégration favorise l’esprit de groupe et crée immédiatement un lien fort entre les étudiants. Ces derniers vont avoir à construire une posture totalement nouvelle tout au long de cette année, et ce dans trois dimensions : une dimension studieuse, celle d’étudiants ; une dimension compétitive, celle de candidats à un concours exigeant, et celle d’adulte responsable, en tant que futur professionnel.

La journée du mardi 4 octobre a été conçue pour créer du lien social et recréer une « famille ». Le choix des activités a fait l’objet d’un consensus entre tous les membres.

          Le matin à partir de 9 h déguisement des étudiants et projection du film « Amis publics » qui dédramatise un sujet grave, le cancer, traité de façon sensible et touchante. C’est un film qui fait faire l’ascenseur émotionnel, un dosage parfait entre rire et larme.

          Départ à 11 h 30 à destination du « Magic Bowling » à Laon

 Pour les amateurs de la cuisine du sud-ouest l’escalope de veau montagnarde. Une tranche de veau recouverte de jambon cru baignant dans un concentré de crème fraîche, fromage et champignons sur un lit d’émincé pommes de terre (un plat très sain). Écœurant? Au contraire un vrai plaisir pour les papilles, une vraie émotion. Très gouteux dès la première bouchée. Difficile de résister ensuite au  fondant au chocolat, avec son cœur coulant de chocolat ou le classique de la cuisine française, l’authentique crème brûlée.

Après ce léger écart, place à un sport de compétition sérieux qui fait fondre les graisses : le bowling. Le corps sans cesse en action et les mouvements d’étirement et de flexions imposent d’aller chercher les réserves d’énergie d’abord dans les graisses puis dans les sucres lents.

Après avoir testé les gouttières de chaque côté de la piste, de nombreux étudiants ont appris à faire un split ou un  spare voire un strike mais sans prétendre au turkey.

Ce fut un remarquable après-midi de détente où les fous rires ont permis, à chacun et chacune, de lâcher-prise, d’éliminer ruminations et autres pensées futiles, de créer du lien social et surtout de profiter pleinement de l’instant présent.

S. FETTAH

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Préjudice (Le club ciné)

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 Le Club-ciné du Lycée St Rémy a vu aussi:

PREJUDICE de Cuypers (Fin novembre 2016)

Dans le cadre du festival Handi’Days Soissons qui permet de voir gracieusement des films sur le handicap pour nous aider à changer notre regard.

Synopsis:

Cédric a 30 ans et vit toujours chez ses parents. Lors d’un banal repas de famille, sa soeur annonce qu’elle est enceinte. La nouvelle réjouit la famille sauf Cédric qui se sent frustré et en colère. Il va alors chercher à faire comprendre à son entourage son ressentiment…

Avis:

Le film crée d’emblée une atmosphère anxiogène. Certaines scènes laissent beaucoup de place au flou, au silence. On pense qu’un drame va se produire. Le drame est souterrain: il est dans la tête de Cédric qui distille sa névrose sur toute la maisonnée mais aussi elle se trouve dans les comportements des parents, de la soeur de Cédric qui ne savent comment se comporter avec lui au point de devenir indifférents à sa souffrance, voire maltraitants. Or, C’est d’abord le point de vue du malade qui est mis en avant et la culpabilité qu’on lui renvoie d’être tel qu’il est alors même qu’il n’y est pour rien.  Les comédiens jouent bien leur partition, en particulier Nathalie Baye dans le rôle d’une mère aimante et castratrice. La musique accompagne avec brio une mise en scène originale (scène au ralenti, images floues..). Ce film donne à réfléchir sur la complexité des relations familiales notamment lorsqu’il y a en son sein un être différent par ses comportements et réactions. La question de la normalité est ici bien abordée.

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Moi, Daniel Blake (Le club ciné)

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Le Club-ciné du Lycée St Rémy a vu:

 MOI, DANIEL BLAKE de Loach (Fin novembre 2016)

 Synopsis:

 Daniel Blake, veuf, menuisier de 59 ans, est victime d’un accident cardiaque qui l’oblige à recourir à l’aide sociale. Ses médecins lui interdisent le travail mais une compagnie d’assurance privée le déclare apte. Il est donc privé de son allocation et en attendant l’appel de cette décision, on lui conseille de s’inscrire au chômage. Commence alors pour Daniel Blake, une véritable « descente aux enfers », pris au piège d’une administration tatillonne….

Avis:

On retrouve dans ce film, primé à Cannes en 2016 (Palme d’or), le cinéma social du réalisateur Ken Loach très engagé à dénoncer l’oppression des couches populaires Anglosaxonnes.

Ici, il met l’accent sur les dispositifs administratifs mis en place par les Tories (parti conservateur anglo-saxon) pour rentabiliser les services d’aide sociale et de chômage en les privatisant. Or, ces choix politiques, selon le réalisateur, conduisent à déshumaniser des services qui traitent exclusivement de problèmes humains. Il décrit parfaitement cet état de fait dans ce film à travers l’histoire du personnage principal, Daniel Blake et de Katie, la jeune femme avec deux enfants qu’il rencontre dans le Job center. Le rôle du « décisionnaire » qui est presque un personnage du film alors même qu’il n’est qu’une voix, un être abstrait dont tout dépend mais que les personnes ne rencontrent jamais, rend le film Kafkaïen. La machine administrative est ainsi jugée implacable, insensible et contraste avec l’humanité de personnages qui s’épaulent, se regardent, s’entraident même quand ils n’ont plus rien (Daniel Blake et Katie, La petite fille de Katie qui apporte du couscous à Daniel…). Par ailleurs, le film montre l’inéluctabilité des situations: Même lorsque les personnages font tout pour s’en sortir, la situation s’enraye, les éléments ne se dénouent pas (les nouvelles technologies et leur complexité d’usage pour des personnes agées) et les conduit au désespoir, à la perte de leur dignité (Katie se prostitue pour survivre…).

L’histoire des personnages est racontée tel un récit linéaire et donc lisible pour permettre aux spectateurs de prendre toute la mesure des situations ubuesques que visent les héros.

Ici, pas de sentimentalisme. Pas d’artifice. La mise en scène est relativement classique. Ken Loach veut décrire de façon réaliste une situation existante. C’est une dénonciation: La dernière scène du film sonne, d’ailleurs, comme un manifeste pour ne pas réduire l’homme à une fonction sociale (usager, consommateur..) mais à être regardé et vu d’abord et avant tout comme un homme, un citoyen.

Le film est émouvant et juste mais aussi drôle (certaines scènes confinent à l’absurde et ne peuvent que nous faire rire ou pleurer).

ken Loach nous invite par ce film à rester vigilant, à privilégier l’entraide à l’individualisme et l’égoïsme. A être avant tout des citoyens et des humains.

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Remise des diplômes BTS session 2016

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Notre, désormais traditionnelle, remise des Diplômes de BTS a eu lieu, pour la 9ème fois, ce Vendredi 14 Octobre  au lycée. Il s’agit d’un moment priviligié lors duquel  nos étudiants sont mis à l’honneur et félicités pour leur réussite.

Nos diplômés de BTS COMMUNICATION , BTS ASSURANCE  ET BTS MANAGEMENT DES UNITES COMMERCIALES ont été invités en compagnie de leurs parents ou famille et de leur tuteur en entreprise

Ils sont arrivés vers 19h dans les locaux du lycée Saint Rémy, où les attendaient leurs professeurs, Lina Potet, responsable des BTS et Jean François JOUY, nouveau chef d’établissement.

Les retrouvailles furent ponctuées de quelques discours de bienvenue ainsi que de la présentation du parcours professionnel de Nicolas Damery, ancien étudiant le Lina POTET, BTS Action Commerciale à l’époque. Celui ci nous a retracé sa vie professionnelle de 1992 à aujourd’hui où il vient de créer la boulangerie Ange ZAC de l’Archer à Soissons . Il a su communiquer son enthousiasme et n’a pas manqué de faires de nombreuses éloges du lycée Saint Rémy. Le témoignage de ce chef d’entreprise issu du lycée a suscité respect et admiration. Gageons qu’il aura aussi suscité de nouvelles vocations !

 Puis, la remise des diplômes a eu lieu, accompagnée de la remise d’un petit cadeau souvenir , cette année un mug, dédicacé « promo 2016 » ainsi que d’un chapeau spécial diplôme…. De nombreuses photos ont été prises pour immortaliser ce moment notamment par la presse locale et enfin tous se sont retrouvés autour  du verre de l’amitié dans une ambiance conviviale.

                                     L.POTET

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Club Ciné

club

Le lycée Saint-Rémy s’associe au cinéma Clovis de Soissons pour plonger les lycéens de premières et de terminales-adhérents, dans les salles obscures une fois par mois de septembre à juin, le mardi à 18h30.

Le but : découvrir des films actuels et éclectiques qui témoignent de la diversité du cinéma d’aujourd’hui et débattre autour du film vu, lors d’un pique-nique au CDI le lendemain midi.

Les jeunes ont été sensibles à ce projet puisqu’ils sont 25 adhérents et ont été rejoints par 3 professeurs en plus des 2 organisateurs que sont Monsieur PIERSON et Madame TOTTET.

Le premier film a été vu le 27 septembre : il s’agit de Nocturama de Bonello. Une analyse du film a été proposée par le club ciné et est disponible sur le site du CDI: CDI scope ainsi que sur le site de l’établissement et sur école directe.

Prochaine séance le 18 octobre….

Vive le cinéma….

Emmanuelle Tottet professeur de Philosophie

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Le Club-ciné du Lycée St Rémy a vu: DIVINES de Benyamina (Fin octobre 2016)

 Synopsis:

Dounia vit dans une cité en bordure de l’autoroute A3 et passe ses journées avec son amie Maimouna. Pour s’en sortir, elles volent et travaillent pour Rebecca, une dealeuse, en espérant réussir à gagner beaucoup d’argent. Tandis que Dounia gravit les échelons de la criminalité, elle rencontre Djigui, un jeune danseur…

Avis:

La réalisatrice a voulu donner un titre lumineux à ce film âpre sur les banlieues et faire écho à l’amitié qui lie les deux personnages féminins. L’héroïne, Dounia, est solaire, comme les personnages féminins secondaires d’ailleurs. C’est bien son parcours qu’on suit principalement. Dounia et sa rage de vivre et de vaincre ses peurs. Le parcours stéréotypé d’une jeune fille de banlieue, prisonnière d’un environnement urbain délabré et miné par le trafic, d’une vie familiale chaotique qui apparaissent comme le terreau sur lequel va nécessairement pousser la délinquance (elle vole, elle « deale »…). Elle n’a comme seule issue que de rêver à une vie meilleure avec l’argent salement gagné et non avec un travail honnête.

Cette vision manichéenne est un peu trop appuyée dans le film et il semble qu’il n’y ait pas d’autre choix que de faire de mauvais choix quand on est inscrit dans les déterminismes que connaissent les personnages du film et Dounia en particulier. Le film en ce sens est tragique. Ce sont les codes de la tragédie antique qui se clôt sur la punition divine (allusion au titre). Dans un récit plutôt linéaire, le film induit que les mauvais choix (voler, trafiquer) qui occupent la  première partie de film conduisent irrémédiablement à des conséquences fatales qu’aborde la deuxième partie.

La réalisatrice recourt aux « ficelles » classiques du cinéma d’émotion (gros plan du visage de l’héroïne qui crie..). Sans être «tire-larmes», ce film est aussi fait pour émouvoir.

Divines est plutôt réaliste et permet de s’identifier aux personnages qui sont très construits et dont on perçoit bien  la psychologie. On s’attache à Dounia et à son amie.

L’humour y est assez présent avec des réparties cocasses entre les différents personnages. On y dresse aussi un portrait assez original de la féminité dans les banlieues. Féminité difficile à assumer à l’adolescence, d’où la tendance à adopter les codes vestimentaires des garçons (sweat à capuche), leur démarche, à pratiquer leurs sports (boxe). Lorsque Dounia sort de ce carcan, la beauté de l’héroïne crève littéralement l’écran. La chenille est devenue papillon!

C’est un film très énergique, rythmé et dont bons nombres de scènes sont esthétiques et très intenses (parallèle entre une scène de violence et un spectacle de danse urbaine; sensualité amoureuse entre Dounia et le danseur, Djigui dans une scène de danse). La musique choisie (classique= Requiem de Mozart…) donne une vraie force à des scènes de vie en banlieue et créée un contraste pertinent entre les deux univers.

Un premier long métrage (récompensé d’une caméra d’or à Cannes en 2016) qui réussit à sensibiliser un public assez large à ces problématiques même si on y perçoit les défauts d’un « premier film ». Réalisatrice à suivre donc! Film à voir aussi.